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Orgelbüchlein | Pamina | SPM 1648 394 CD | 2007

Interprète(s) : Jean-Louis THOMAS
Auteur(s) : Johann Sebastian Bach (1685-1750)
Livret Double CD du trentième anniversaire des Editions Sonores SPM 1977 > 2007

EDN : Enregistrement numérique réalisé dans un décor acoustique naturel sans modification, ni altération du son réel du lieu, montage musical numérique sous DatStation Sony E 7700 , bande originale d’édition DAT pour la gravure audionumérique.

Livret 16 pages. Textes des chorals.
Couverture du livret: Photo Pia Thomas.
Le monument Bach à Saint Thomas de Leipzig.

Anne-Marie Heinrich soprano, Anne Schlick mezzo,
Jean-Louis Thomas à l’orgue Muhleisen de Marckolsheim

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Trentième anniversaire des Editions Sonores S.P.M.

Le 21 Novembre 1977 naissaient les Editions Sonores S.P.M. de l'intention bien affichée par l’éditeur, l'artisan du son Robert Baum, de poursuivre sa carrière de réalisateur au son discographique, interrompue par la défection de la société avec laquelle il collabora durant les six premières années de son activité professionnelle. Trente années passées à voir et contribuer à faire naître des galettes sonores tout d'abord microsillon, puis audionumériques, sans oublier les braves musicassettes. Au total trente-six années et tout près de quatre cents audiogrammes réalisés et éditées depuis lors.

A l'aube de sa retraite, l'artisan du son a mis sur son métier une œuvre de dimension musicale et liturgique exceptionnelle, sans conteste grandiose, l'Orgelbüchlein de Johann Sebastian Bach “avec” les chorals et trois préludes et fugues bien représentatifs de ce qui était pour le Kantor de Leipzig l'essentiel dans l'apport au Soli Deo Gloria absolu de sa vie de chrétien.

C'est un des élèves et ami du Maître André Stricker qui a décidé de se lancer dans cette redoutable aventure, Jean Louis Thomas, déjà avantageusement porté au disque avec "Autour de Bach" consacré en 1996 aux précurseurs et élèves du Kantor, et ceci du vivant de son professeur qui lui dira "tu peux être fier de ce que tu viens de faire là". Grande satisfaction du professeur qui va nous quitter quelques années plus tard. Pour l'avoir vénéré et admiré, l'artisan du son se trouve dans la quasi certitude que le maître aurait apprécié d’entendre le résultat de ce travail discographique important, pour lequel il avait amené et formé son élève, qui en apporte une interprétation nouvelle.

Au niveau du son, cet enregistrement apporte une innovation dans l'esthétique de capture sonore. L'instrument Muhleisen de l'église de Marckolsheim trône dans une acoustique moderne au retour aussi rapide que fort, l'architecture n'ayant rien en commun avec les édifices gothiques ou néogothiques qui sont coutumiers à l'artisan du son. Alors que ses prises de son s'avéraient jusqu'alors amples et éloignées, laissant parler des murs vénérables, ici nous allons nous mettre en façade devant les tuyaux, même en chamade. Ce qui donne une présence et une lisibilité accrue de l'instrument, rien donc ne pardonne le plus petit loupé et c'est là que l'on mesure l'artiste confronté à une littérature sévère et exigeante dans une restitution totale.

Et on sait que Bach n'était pas un mou du clavier !

Et l'artisan du son, fébrile aux écoutes ne modifie rien en cours, pétrifié certaines fois par l'audace d'un discours sonore dont l'aspect grand zoom ne lui est pas coutumier, mais convaincu de perdurer dans l'iconoclastique démarche sonore aux antipodes de ses habitudes. Mais que diable, allons-nous nous retirer sans introduire une difficulté acoustico-dimensionnelle ? A quoi sert de tirer sa révérence sur un ultime service dans la tradition et le classicisme audio baumien ? Alors on sort la grande batterie, les stradivari microphoniques fidèles depuis 1980 Neumann U89 à pastilles électrostatiques un pouce, redoutables, capables de restituer sans l’altérer un 32 pieds avec toutes ses dents et la voûte qu'il fait vibrer de toutes ses pierres. Osons le simili cataclysme, sortons avec panache d'une carrière sage et respectable. Sans aller au sacrilège, osons !

Je n'ai qu'un seul souhait, que cette prise de son d'une redoutable présence ne fasse pas regretter les atmosphères où j'étais si fier de proposer le chantant et sublime reflétant de l'acoustique, valorisant les belles interprétations. Mais évoluons une fois seulement vers les sons intenses dont bien des collègues, qui en ont fait leur coutume, sont fiers. Et il me faut dire que l'expérience a été plaisante et sans grand risque modulatoire. Le matériel qui durant bien des années a suivi votre serviteur accompagne cette innovation en se montrant fiable malgré les ans.

Pour l’heure, à découvrir, l’aboutissement du travail d’un musicien d’orgues inspiré par son fabuleux maître jusqu’au niveau de son interprétation personnelle et les jeunes femmes qui servent les chorals, Anne-Marie Heinrich, soprano, et Anne Schlick, mezzo-soprano.

Le vaisseau Jean-Louis Thomas vogue sur ses flots favoris et inspirés. Bonnes fortunes de mer, capitaine.

Robert Baum
SPM 1648 394 CD
Durée : 143 min.
Disponibilité : Disponible
Support : CD
Prix : 25 €

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Disque A : 72’29”

1 - Präludium in C-dur - BWV 547
2 à 20 - Cycle des Préludes de chorals pour le temps de Noël et de la purification BWV 599 à 617
21 - Fuga in C-dur - BWV 547
22 - Präludium in e-moll - BWV 548
23 à 26 - Cycle des Préludes de Chorals pour le temps de la Passion BWV 618 à 621

Disque B : 70’17”

01 à 03 - Cycle des Préludes de Chorals pour le temps de la Passion (suite) BWV 622 à 624
04 à 11 - Cycle des Préludes de Chorals pour le temps de Pâques - BWV 625 à 630
12 - Fuga in e-moll - BWV 548
13 - Präludium in G-dur - BWV 541
14 à 26 - Cycle des Préludes de Chorals pour le temps de la Pentecôte, Dogme et vie chrétienneBWV 631 à 644
27 - Fuga in G-dur -BWV 541