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Musique Française à la Cathédrale de Strasbourg | Pamina | SPM 0439 399 CDR | 1983

Interprète(s) : Maurice Moerlen
Auteur(s) : Jehan Titelouze - Louis Marchand - Nicolas de Grigny - François Couperin
Livret Les bons moments de musique de l'artisan du son émérite.

Collection des Orgues d'Alsace.


EDN : Enregistrement analogique réalisé dans un décor acoustique naturel sans modification, ni altération du son réel du lieu, digimère numérique sous DatStation Sony E 7700 , bande originale d’édition DAT pour la gravure audionumérique.

Livret 4 pages. Historique de l'orgue.
Couverture du livret: Photo Robert Pfrimmer.
Le Grand Orgue Kern et fils de la Cathédrale de Strasbourg.

Maurice Moerlen, titulaire honoraire.

Réédition CDR. Paru disponible, petit tirage !
 
En 1716, André Silbermann, alors au sommet de son art, place l'un de ses plus beaux instruments dans la Cathédrale de Strasbourg, possédant trois claviers, trente-neuf registres et environ 2 200 tuyaux. Heinrich Koulen, en 1897 restaure l'instrument avec un savoir-faire qualifié de « massacre » par les experts de l'époque. L'orgue Silbermann est totalement perdu à cette occasion. En 1935, le facteur strasbourgeois Edmond Alexandre Roethinger reconstruit l'orgue dans un style plus français.

Cet orgue reste jusqu'en 1981, date où il est reconstruit par Alfred Kern, à partir de travaux de Michel Chapuis. Il s'agit de son dernier travail et également d'un de ses plus grands chefs-d'œuvre. L'orgue actuel compte trois claviers pour quarante-sept jeux et est reconnu comme un très bon instrument. Le pendentif du buffet de 1385 est remployé, ainsi que près de 250 tuyaux de l'orgue Silbermann de 1716 et le buffet de Frédéric Krebs, datant de 1491. (Source Wikipedia).

En 1982 après la reconstruction, on peut dire la construction, du nouveau grand'orgue de la Cathédrale de Strasbourg, puisque bien peu de matériel existait encore de cet instrument créé jadis par Andreas Silbermann en 1716, c'est Alfred Kern, assisté par son fils, qui a réussi l'oeuvre de sa vie, un instrument conçu dans la tradition franco-allemande des Silbermann, dont il a restitué de nombreux instruments. L'aboutissement neo-silbermanien vu par Alfred Kern est concrétisé.

A l'époque, les deux titulaires étaient, par rang d'âge, Claude Schnitzler et Maurice Moerlen.
C'est le plus jeune qui va réaliser le premier enregistrement dès après son inauguration, avec un programme entièrement consacré à Johann Sebastian Bach. Pamina SPM 523 337 CD paru à l'époque en microsillon Pamina SPM 523 579 MS.

Puis en 1983 c'est Maurice Moerlen qui va donner le volet français sur cet orgue.
D'abord microsillon Pamina SPM 439 613 MS, puis musicassette Pamina SPM 439 274 MC et enfin proposé maintenant en version audionumérique Pamina SPM 439 399 CDR.

Claude Schnitzler en premier que je connaissais et que je venais de retrouver assistant d'Alain Lombard à l'orchestre Philharmonique de Strasbourg pour l'enregistrement du Requiem de Berlioz, en concert d'ouverture du festival de musique de Strasbourg en Juin 1980...à la Cathédrale de Strasbourg.
Ensuite Maurice Moerlen qui dans sa grande logique a forgé le volet français.

Il était plus que temps de proposer ces interprétations à l'audionumérique !
La durée totale est courte, il était alors indispensable pour des raisons qualitatives de limiter les minutages au microsillon.
Rallonger serait idiot et anti-historique.

Robert Baum.
SPM 0439 399 CDR
Durée : 35'02
Disponibilité : Disponible
Support : CD
Prix : 10 €

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Jehan Titelouze (1563 ? -1633)
1. Ave Maris Stella 9’07”

Louis Marchand (1669-1732)
2. Dialogue en Ut, du 3ème livre 8’05”

Nicolas de Grigny (1672-1703)
Extraits de la Messe (12’49”)
3. Récit de Tierce en Taille (Extrait du Gloria) 4’02”
4. Sanctus en Taille à cinq 0’52”
5. Fugue 1’24”
6. Benedictus: Récit de Tierce 2’52”
7. Communion: Dialogue à deux tailles de
Cromorne et deux dessus de Cornet 2’28”
8. Plein jeu (Fin de la Messe) 1’11”

François Couperin (1668-1733)
9. Duo sur les Tierces 1’54”
10. Dialogue sur les Trompettes, Clairons
et Tierces du Grand’Orgue et sur
le Bourdon et le Larigot du Positif 2’45”

Vendredi 2 mai 2014.
Décès de Maurice Moerlen 87 ans


Il était un de mes octos tel que j’aimais l’appeler volontiers. Et sera le second à nous quitter en cette bien triste année. Un mois juste alors que nous avions parlé, lui et moi, de Jean-Paul von Eller, qui a tiré sa révérence le 1er Avril 2014.

Beaucoup d’orgues d’Alsace, mais aussi d’ailleurs, l’auront connu à leurs claviers. Nous nous contions le vécu auprès de ces instruments. Il a su leur rester fidèle jusqu’au bout malgré sa santé et ses douleurs.

Jadis à la Cathédrale de Strasbourg, il était en joie
à la maîtrise de ce que représentait pour lui une fierté digne du grand organiste titulaire qu’il fut à cette tribune. 1983 année du bonheur en musique

Reposez-vous bien à présent de vos mésaventures de vie et de santé que désormais la musique soit votre éternité heureuse auprès des grands esprits.
Que nous puissions un jour à notre tour vous retrouver au paradis musical.
Bonne musique notre maître !
Tous vos amis et élèves.

Robert Baum